Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 17:41

LA 40ème édition de la Fête Nationale de l’Unité:

 

La 40 édition de la fête nationale  du Cameroun, s’est célébrée sur fond de ferveur patriotique à Bertoua, dans le département de Lom & Djerem.

 

Les Camerounais d’ici sont fiers d’appartenir à une même république. Et ils l’ont démontré dimanche dernier à la faveur de la célébration de la fête nationale de l’unité. La quarantième du genre. Dans les quatre départements de la Région, la fête, dans toutes ses articulations, a été organisée dans la ferveur patriotique.  Comme les années antérieures, le défilé du 20 mai à Bertoua comprenait trois grandes articulations : la remise des distinctions (médailles) aux récipiendaires honorifiques de la journée, parce que nombre de citoyens ont reçu des médailles des mains du Gouverneurs de la Région, Monsieur Samuel Dieudonné IVAHA DIBOUA, avant le lancement du défilé. A Bertoua, capitale régionale du soleil levant.  Le public venu nombreux à la place des fêtes de a donc été attentif à ses moindres faits et gestes. Pourquoi ne pas le dire ! Le défilé à Bertoua a été beau.

 

Le Gouverneur de la Région de l’Est, Samuel Dieudonné IVAHA DIBOUA, a présidé ledit défilé. Le défilé militaire, placé sous le commandement du Colonel commandant de de Brigade ……… Une parade militaire et civile impressionnante qui a duré 2 heures de temps, marquée par la rigueur, l’enthousiasme et la ferveur patriotique. Ceci a été vrai pour le défilé des troupes à pieds,  qui a été marquée par le passage des troupes des corps de l’armée et forces spéciales, de la police, de l’administration pénitentiaire, des douanes, des anciens combattants, et des agents du ministère de la forêt et la faune (GFA) et le défilé des troupes motorisées. Chaque passage s’est fait au rythme des musiques de la gendarmerie nationale, des armées et de la sûreté nationale.  Une attitude qui colle parfaitement au thème de cette 40ème édition de la fête nationale du Cameroun : « Armée camerounaise : au service d’une nation forte, prospère et résolument tournée vers l’émergence dans un climat de paix et d’unité ». Un tel engagement ne pouvait que susciter l’adhésion des Camerounais d’ici et d’ailleurs.

 

Après les militaires, la place des fêtes de Bertoua est revenue aux civils. Elèves du primaire et du secondaire, étudiants de l’Université Catholique de Bertoua (UCAB), des grandes écoles et de diverses institutions universitaires publics et privées de formation de la région, militants de partis politiques, ont alors, dans l’enthousiasme et la ferveur patriotique, magnifié les valeurs d’unité nationale, de paix et de stabilité, socles de l’émergence du Cameroun à l’horizon 2035. Les banderoles déployées au passage de chaque carré de défilants, appelant à l’exaltation de ces valeurs chères à notre pays. Les élèves du primaire l’ont fait en chantant, arrachant plusieurs fois les applaudissements des invités, des autorités et de Monsieur Samuel Dieudonné IVAHA DIBOUA, Gouverneur de la Région, visiblement très détendu. Les élèves du secondaire,  les étudiants de l’Université Catholique et les étudiants des grandes écoles ont suivi au rythme des musiques militaires distillées.

 

Enfin, les partis politiques. Le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) au pouvoir, la session RDPC de Lom & Djerem  Sud a fait, comme d’habitude, une démonstration de force à la place de fêtes. Le flot des militants du RDPC, OFRDPC et OJRDPC était pratiquement intarissable. En tout cas, à travers cette grande mobilisation, le parti au pouvoir, présidé par le Président Chef de l’Etat, a prouvé qu’il reste et demeure le parti leader et le plus populaire au Cameroun et dans la région de l’Est. Parmi les autres partis politiques ayant pris part au défilé, on peut citer l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès(UNDP) de BELLO BOUBA MAÏGARI, formation politique représentée à l’Assemblée Nationale, le Front National pour le Salut du Cameroun (FNSC) du Ministre Issa TCHIROMA BAKARY, l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Progrès (ANDP) du Ministre HAMDOU MOUSTAPHA, le Mouvement pour la Défense de la République (MDR),l’Union des mouvements socialistes (UMS) et l’ADD etc. 

 

En conclusion, la célébration de la 40ème édition de la fête de l’unité nationale a donnée lieu à une très belle fête, une fête grandiose et magnifique autour du Gouverneur de la région et des fils de l’Est. Une fois encore, les Camerounais, par delà leurs différences sociales, ethniques, politiques et linguistiques ont démontré leur attachement à l’unité, le bien le plus précieux du Cameroun.

 

Michel NDOEDJE

Par MICHEL NDOEDJE
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 07:31

HISTOIRE DE LA REUNIFICATION DU CAMEROUN

 

Les Origines du Cameroun

En 1472, les Portugais qui résident à Malabo en Guinée Equatoriale aperçoivent le Mont Cameroun. Voulant l’atteindre, ils pénètrent dans l’estuaire du Wouri où ils trouvent beaucoup de crevettes. Ils appellent le Wouri « RIO DOS CAMAROES » ce qui signifie rivière des crevettes. Mais, l’histoire nous relate qu’à une époque donnée le Portugal passe sous la dépendance espagnole et le Rio dos Camaroes devient « RIO DOS CAMARONES ». Le Nom du Cameroun vient donc de Camarones mais, ce nom fut d’abord donné à la ville de Douala (région du littorale) avant de désigner tout le pays entière à partir du 1er janvier 1901.

 

Ainsi, l’Histoire du Cameroun remonte à la préhistoire car à différents endroits du Cameroun, on a retrouvé des outils en pierre taillée, en pierre éclatée et en pierre polie. Dans les monts mandara (extrême nord) par exemple, il y a plus de 5000 ans, certaines populations auraient eu des contacts avec les Egyptiens de  l’Egypte  antique et appris à fondre le fer.

 

L’Islam fut introduit au Cameroun au 18e siècle. Les Pasteurs Foulbé se sont installés dans la région appelée aujourd’hui Adamaoua (chef lieu de N’Gaoundéré). Leurs chefs prennent pour épouses les filles des chefs locaux. Vers 1806, un chef Peul nommé OTMAN DAN FODIO, fervent musulman, règne sur un grand empire. Il décide de lancer la guerre sainte et remet à un certain ADAMA l’étendard. Ce dernier conquiert tout le pays qu’on appelle aujourd’hui Adamaoua (pays d’Adama). Toutes les populations de cette zone (sauf celles des monts mandara), se soumettent et fusionnent avec les Foulbé. Les populations du nord Cameroun durant la 2e moitié du 19e siècle sont constituées de : Foulbé qui ont d’immenses troupeaux de bœufs. Ils sont accompagnés de Mbororo. Mousgoum et Massa qui sont des pêcheurs et des éleveurs de chevaux et de bœufs. Moundang et Toupouri qui sont des éleveurs et des cultivateurs. Guisiga qui vivent dans les plaines à mil de Maroua. Kirdi qui sont des païens et vivent dans les monts mandara. La région conquise par Adama est divisée par les Foulbé en territoires appelés LAMIDATS. A la tête de chaque Lamidat se trouve un chef appelé Lamido ; il est élu à vie et doit être de race peule et faire partie de la famille régnante.

 

Alors que dans les régions du Sud-est du pays, dans les zones forestières, les populations vivent de la chasse, de la cueillette et de l’agriculture, ici on trouve le peuple Pygmée Baka dans l’Est du pays, les premiers habitants de cette zone. Sans les  autres peuples. Les hommes assurent les travaux de débroussage, la construction des maisons alors que les femmes assurent les travaux des champs et la pêche. Ce sont des populations païennes et chrétiennes. Et dans l’ouest du Cameroun, dans cette zone, les Bamiléké occupent les collines et montagnes. Ils se distinguent entre eux par la chefferie dont ils dépendent. Le chef appelé FONG est le représentant des ancêtres fondateurs de la tribu. A coté de lui siège la reine mère appelée MAFO et les dignitaires. L’année 1884 correspond à la signature du traité germano-camerounais. Jusqu’en 1907, les Allemands vont explorer le Cameroun et délimiter ses frontières en passant des accords avec la France et l’Angleterre. Les explorateurs allemands qui sont surtout des militaires vont faire face à certaines résistances

·    Les DOUALA avec l’exécution de DOUALA MANGA BELL

·    Au sud avec les exécutions de MADOLLA et Martin Paul SAMBA.

·    Les BASSA et les BAKOKO

·    Les Lamidats de Tibati, de Ngaoundéré et de Rey Bouba.

Et pendant l’occupation allemande, le pays est mis en valeur ; l’agriculture se développe ; deux lignes de chemin de fer sont construites (Douala-Nkongsamba et Douala-Edéa) ; quatre centres de santé sont créés à Ayos, Doumé, Mbidalong et Kumbé ; deux hôpitaux à Douala et Victoria ; une première école est créée à Douala.

 

Ceci, reçoivent le christianisme, et ce sont les Missionnaires Protestants qui arrivent les premiers à Douala en 1843. Alfred Saker arrive à Douala en 1845 et fonde une mission sur le territoire Akwa qu’il appelle BETHEL, puis une deuxième sur le territoire du Roi Bell. D’autres arrivent à Batanga en 1879 et évangélisent le pays Boulou. Le premier catholique camerounais André MBANGUE reçoit son baptême en janvier 1889.

 

 Les premiers Missionnaires Catholiques arrivent au Cameroun en 1890 ; ils sont conduits par Mgr VIETER. Pour ne pas heurter la mission protestante de Douala, ils s’installent vers l’intérieur chez le Chef TOKO sur les bords de la Sanaga. Leur première mission est nommée MARIENBERG.  André MBANGUE les rejoint et devient interprète et moniteur. En 25 ans, les missionnaires allemands fondent 15 missions avec 22 écoles où enseignent 223 maîtres camerounais.

 

Qui colonisa le Cameroun ? Durant la première guerre mondiale (1914-18), les Allemands sont attaqués au Cameroun ; au sud par les Français et les Belges, à Douala par les Français et les Anglais, au nord par les Anglais. Ils se réfugient en Guinée équatoriale. En 1919, la Société des Nations confie à la France et l’Angleterre le Cameroun.

 

La France qui a reçu la plus grande partie du Cameroun entreprend de grands travaux ; le chemin de fer du centre est achevé jusqu’à Yaoundé, trois aéroports sont accessibles aux longs courriers  (Yaoundé, Douala, Garoua)…

 

L’Angleterre ayant reçu la zone située vers la frontière du Nigeria fournit de gros efforts pour le développement économique et social ; les grandes plantations de la période d’occupation allemande sont transformées en coopératives d’Etat.

 

En 1940, les Allemands envahissent la France. Le 27 août, le Cameroun se rallie au général De Gaulle pour continuer la Guerre. Des Camerounais s’engagent pour la libération de la France sous la conduite du général Leclerc. Le pays à sa manière soutient l’effort de guerre en fournissant des renforts et du ravitaillement. Des taxes supplémentaires sont supportées pour acheter de l’armement.

 

Après la 2e guerre mondiale, une assemblée élue par par les Français résidant au Cameroun et par les Notables camerounais donne des avis sur la gestion des affaires du pays. Elle devient le 10 mai 1957 une Assemblée législative. Enfin le Cameroun obtient son autonomie interne ; il peut choisir son Premier Ministre en la personne d’André Marie MBIDA. Il devient un Etat, choisit son drapeau et son hymne.

 

Après la guerre de 1939-45, le Cameroun manifeste sa volonté de devenir indépendant.

Certains de ses leaders comme Ruben UM NYOBE choisissent la voie d’une indépendance rapide obtenue par tous les moyens. Il lance un parti politique l’Union des Populations Camerounaises (UPC) dès 1948. Il demande l’indépendance et l’Unification des deux parties du Cameroun sans délai. Des grèves se multiplient et le sang coule. L’UPC est interdit en juillet 1955 ; UM NYOBE choisit alors le maquis mais il est tué le 13 septembre 1958. Cependant, la lutte continue et s’étend même à l’Ouest Cameroun.

D’autres hommes politiques choisissent la voie pacifique de la négociation. Ahmadou AHIDJO qui préside le gouvernement camerounais depuis février 1958, négocie l’indépendance, demande la réunification et envisage la collaboration avec la France.

 

Le 1er janvier 1960, à Yaoundé, Ahmadou AHIDJO proclame l’indépendance du Cameroun, une constitution est votée et prévoit que le Cameroun est une république. Le 5 mai 1960, Ahmadou AHIDJO est élu Président de la république. Ainsi, Dès 1960, des accords de coopération sont signés pour préparer l’unité future du Cameroun. Le 11 février 1961, les populations du Southern Cameroons votent pour un rattachement à la république du Cameroun. Les deux grands artisans de cette réunification sont John NGU FONCHA et Ahmadou AHIDJO.

 

Le 1er octobre 1961, la république du Cameroun devient république fédérale du Cameroun avec deux Etats : le Cameroun oriental ayant pour capitale Yaoundé et le Cameroun occidental qui a pour capitale Buéa. Chaque Etat a son gouverneur et un gouvernement fédéral siège à Yaoundé. Le 20 mai 1972, suite à un référendum, la république fédérale du Cameroun devient république unie du Cameroun. ( Le Cameroun célèbre cette unification tous les 20 mai comme fête nationale).

 

En 1982, le Président de la république Ahmadou AHIDJO démissionne ; le premier Ministre Paul BIYA remplace. En 1984, Paul BIYA est élu Président de la République. Le 4 février 1984, par décret présidentiel la république unie du Cameroun devient république du Cameroun.

 

 

 

 

Par MICHEL NDOEDJE
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Mercredi 25 avril 2012 3 25 /04 /Avr /2012 06:31

Quel avenir pour LA JEUNESSE AFRICAINE?

 

Comme on le constate à l’évidence en Afrique, la jeunesse représente une proportion importante de la population ; à eux seuls les jeunes âgés de 15 à 35 ans en constituent plus de 40%. Un grand nombre  de  jeunes  africains  font  face  à  des  problèmes  considérables  pour  participer  aux  sphères économiques sociales et politiques en raison du manque d’accès à l’éducation et à la formation, d’une mauvaise  santé  et  de  leur  vulnérabilité  vis-à-vis  du  VIH/sida,  du  manque  d’emplois  décents,  de l’éventualité de participer à un conflit ou d’être victime de la violence ainsi que de leur représentation insuffisante au processus décisionnel, pour ne citer que quelques exemples.

 

Dans  ce  contexte,  le gouvernement a commencé à reconnaître que les questions concernant la jeunesse devaient être au cœur de l’agenda du développement du pays.  Par  ailleurs,  on  est  de  plus  en  plus  conscient  que  les  jeunes ne  sont  pas seulement  source  de  problème  ou  les  bénéficiaires  des  interventions  du  gouvernement, mais  qu’ils font partie de la solution, non seulement pour eux-mêmes mais aussi pour le Cameroun. Cette reconnaissance du rôle positif de la jeunesse est très bien illustrée par deux initiatives prises par le Chef de l’Etat Paul Biya, à savoir le recrutement de 25 000 jeunes diplômés dans la fonction public. Nonobstant, au vu de cette initiative des pouvoirs publics, il y a encore beaucoup à faire dans ce domaine de l’emploi et dans d’autres secteurs.

 

Pour trouver une solution  au problème d’emploi des jeunes, il faut élaborer un programme spécial et d’emploi décent dans un Pays globalisé, comme le notre, les jeunes Camerounais ont besoin d’acquérir toute une série de compétences et de connaissances qui s’obtiennent habituellement par l’enseignement formel et la formation. Toutefois, même si le nombre d’inscrits dans l’enseignement primaire a considérablement augmenté, la plupart des jeunes ont des difficultés à atteindre cet objectif, en particulier en ce qui concerne  l’accès à  l’enseignement post-primaire. Même ceux qui ont assez de chance de pouvoir rester  à  l’école  n’acquièrent  pas  les  compétences  qui  sont  demandées  par  les  employeurs  sur  le continent. À cause de cela et de  l’impossibilité quasi-totale de  la plupart des économies de créer des emplois  pour  une  population  en  pleine  croissance,  les  jeunes  continuent  d’être marginalisés  sur  les marchés de l’emploi africain. Ils ont donc peu d’opportunité de trouver un emploi formel décent qui les sortiraient, eux et leur famille, de la pauvreté.

 

Pour  trouver une solution au problème de  la création d’emplois pour une population qui s’accroît,  les gouvernements  africains  mettent  en  place  actuellement  diverses  politiques  et  programmes  visant  à promouvoir  les opportunités d’emploi pour  les  jeunes, notamment  l’acquisition de compétences et  la création d’un fonds pour  la promotion de l’esprit d’entreprises. Toutefois, même bien conçue,  la mise en  œuvre  de  ces  mesures  est  limitée  par  les  coûts  et  l’incapacité  des  gouvernements  d’évaluer l’incidence de leurs politiques. Pour créer un plus grand nombre d’emplois décents pour les jeunes, les gouvernements  africains,  en  partenariat  avec  des  organismes  bilatéraux  régionaux  et  internationaux, devraient :  Élaborer des politiques macroéconomiques, sectorielles et en matière d’investissement et créer un environnement commercial favorable pour promouvoir une croissance économique soutenue qui aboutisse à la création d’emplois décents dont les jeunes bénéficieront plus tard;

 

• Étendre les politiques et les stratégies en matière d’éducation pour améliorer l’accès à l’enseignement post-primaire ainsi que la qualité de cet enseignement, en particulier pour les jeunes filles ;

• Appuyer la mise en place de programmes de stages et d’apprentissage, en consultation avec les secteurs privés ;

 

• Encourager la participation et la représentation du secteur privé dans les universités, en aidant ces dernières à élaborer des programmes scolaires qui répondent aux exigences des employeurs ;

 

• Intégrer les questions d’emploi des jeunes dans toutes les politiques nationales notamment, les stratégies de réduction de la pauvreté et les plans de développement national et mettre en place des plans d’action associés dotés des ressources nécessaires pour faire en sorte que ces politiques soient mises en œuvre ;

 

• Utiliser les politiques et les programmes relatifs au marché du travail, y compris les programmes de formation et de travaux publics ainsi qu’un fonds pour la promotion de l’esprit d’entreprise pour cibler les jeunes vulnérables comme ceux qui émergent d’un conflit, les jeunes femmes et les jeunes handicapés ;

 

• Créer des centres professionnels pour les jeunes qui fournissent formation et assistance et les aident notamment à créer des plans d’entreprise viables. Ces centres devraient être situés à la fois dans les zones urbaines et dans les zones rurales, offrir un endroit sûr aux jeunes femmes et aux jeunes qui ne sont plus scolarisés ;

 

• Soutenir la création d’associations commerciales pour les jeunes, notamment pour les jeunes femmes, afin de leur offrir la possibilité d’échanger des informations, d’entreprendre une formation et de mettre en place des programmes d’encadrement ;

 

• Recueillir des statistiques sur la main d’œuvre, ventilées par âge et en fonction d’autres variables (le sexe, le handicap, etc.), suivre et évaluer de façon rigoureuse les interventions.

 

Dans  le domaine de la santé : Les jeunes africains continuent à faire face à une série de problèmes de santé, notamment les carences nutritionnelles, les handicaps, les maladies (paludisme et bilharziose), la violence, le VIH et le sida. Les chiffres sur la prévalence du VIH montrent que les jeunes, en particulier les jeunes femmes, sont plus susceptibles d’être infectées par virus du fait de l’inégalité des sexes et de la différence d’âge. La vulnérabilité des femmes en Afrique s’explique par les carences nutritionnelles et les conséquences d’autres maladies, l’abus et l’exploitation sexuelle, le mariage précoce, la migration et l’urbanisation.

 

Il convient d’adopter une approche plus globale pour aborder la question de la santé des jeunes. Les principales recommandations sur les mesures à prendre sont les suivantes :

 

• Entreprendre des efforts pour s’attaquer aux causes sous-jacentes du mauvais état de santé des jeunes africains et trouver une solution à leur vulnérabilité ; il faudrait non seulement expliquer aux jeunes comment se comporter face au VIH et à l’épidémie du sida mais aussi protéger les jeunes femmes;

 

• Mettre en place des services de santé plus larges adaptés aux jeunes ainsi que des stratégies de santé plus globales pour les jeunes africains;

 

• Améliorer l’éducation et renforcer les capacités des jeunes pour qu’ils puissent prendre des décisions en connaissance de cause ;

 

• Encourager la participation des jeunes et la création de centres des jeunes ainsi des programmes d’éducation par les pairs efficaces qui permettraient d’améliorer l’accès des jeunes africains aux informations sur la santé ;

 

• Prendre des mesures pour recueillir et diffuser des données sur la santé ventilées selon le sexe et l’âge.

 

Les jeunes dans le processus décisionnel politique :

 

Les gouvernements africains doivent associer les jeunes dans les processus politiques et décisionnel de l’état, comme l’atteste la création de conseils nationaux de la jeunesse, les parlements des jeunes au Cameroun. Mettre sur pied un organisme chargé  d’intégrer les jeunes au sein des parlements nationaux ainsi que la consultation des jeunes lors de la préparation des stratégies et politiques. Parce que, la participation de jeunes africains n’est souvent pas réelle. Elle se limite la plupart du temps à une élite urbaine, marginalisant certains groupes tels que les adolescents plus jeunes, les jeunes femmes, les jeunes pauvres et ceux qui ne font pas parti de leurs partis politiques et  ceux qui vivent dans les zones rurales et éloignées. En général, les principaux obstacles à la participation des jeunes dans les pays africains sont notamment la difficulté de trouver un point d’entrée dans les processus politiques et décisionnel et l’incapacité des jeunes et des pouvoirs publics d’élaborer une démarche participative de ce type.

 

Les propositions ci-après ont été émises en vue de renforcer la participation des jeunes dans le processus politique de l’Etat :

 

Les gouvernements africains devraient favoriser la participation des jeunes à tous les niveaux, notamment en fixant des quotas de jeunes au sein des parlements ou en les encourageant activement se présenter comme députés et en leur offrant des postes au sein des conseils régionaux, des administrations locales et des comités de travail au niveau régional;

 

• Les gouvernements devraient également veiller à ce que les jeunes reçoivent des informations sur les possibilités dont disposent les décideurs et de les associer à la mise en œuvre, au suivi et à l’évaluation de ces politiques;

 

• Les décideurs devraient élaborer des directives ou des protocoles permettant de mener des consultations avec les jeunes et auxquelles toutes les parties prenantes pourront avoir accès;

 

• Les organisations de jeunes devraient mettre en place un organe autonome conjoint pour les représenter au niveau national et veiller à ce qu’il ait une large représentation fondée sur l’âge, le sexe et des zones géographiques.

 

• Les jeunes devraient être associés à l’examen du budget de l’État aux niveaux local et national;

 

• Les organisations régionales et internationales telles que l’Union africaine et l’ONU devaient renforcer la participation des jeunes africains aux processus et aux réunions.

 

Les jeunes continueront de représenter un pourcentage important de la population en Afrique. Le principal message adressé aux décideurs africains et aux partenaires de développement est qu’il faut adopter une approche plus large qui prenne en compte tous les aspects (sociaux, économiques et politiques) afin de promouvoir le bien-être général des jeunes et leur donner la possibilité et les compétences pour participer à la vie de la société et contribuer au développement de leur pays. Pour surmonter les principaux obstacles à la mise en œuvre d’une véritable politique des jeunes, les pays du continent, avec l’appui des partenaires de développement, devraient :

 

a)      Ratifier la Charte africaine de la jeunesse ;

 

b)      Prendre en compte la Charte africaine de la jeunesse et le Programme d’action mondial pour les jeunes dans les politiques national en faveur des jeunes ;

 

c)      Elaborer des plans d’action et allouer des ressources suffisantes pour permettre la mise en œuvre des politiques ;

 

d)     Associer les jeunes concrètement les jeunes à toutes les étapes de la prise de décision non seulement à l’élaboration des politiques de la jeunesse mais également à celle des stratégies de réduction de la pauvreté et des plans nationaux de développement ;

 

e)      Mener des recherches supplémentaires sur les questions de développement de la jeunesse, recueillir et analyser des données désagrégées en faisant appel aux bureaux nationaux de statistiques.

 

 

 

Par MICHEL NDOEDJE
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 00:39

Introduction :

Un peuple peut-il s'éteindre comme une espèce végétale? Non. Mais les peuples autochtones sont souvent victimes de la confrontation avec la civilisation occidentale. Les Baka et bien autres: ceux qui ont survécu protègent aujourd'hui tant bien que mal leur culture dans un monde hostile, victimes de la dégradation de leur cadre de vie. Or, les peuples autochtones sont les conservateurs de nos traditions anciennes et avec leur disparition, c'est une part de l'héritage collectif de l'humanité qui s'efface à jamais. ? Est-il nécessaire de mener les Baka sur la voie de la sédentarisation ? Si oui comment consolider leurs cultures à la modernisation ? Voici la question au quelle nous devons tous répondre, pour pérenniser la culture de ce peuple.

Nous tenterons dans cette publication de retracer l’histoire des différents types de Pygmées, de proposer les groupes ethnies de Baka, de voir leur mode de vie, leur poids démographique, leur patrimoine matériel et immatériel, leur environnement social, leur culture et communication et leur situation actuelle face au modernisme (développement). Aussi, nous tenterons de proposer quelques solutions liées à leurs sédentarisations et à leur intégration dans le processus de la sédentarisation.

Nous avons jugé nécessaire, d’axer notre démarche à travers une méthode de travail progressive favorisant plusieurs analyses de données, afin de contourner certains manquements. Enfin, nous avons la prétention de faire un document parfait, puisque notre souhait est de voir cette publication être un document de recherche. Nous resterons donc ouverts aux critiques et aux propositions de tous.

Résumé :

Bien que le similaire de ce sujet a déjà été abordé par certains. Nous avons voulu réexposé ce sujet d’une autre manière pour éveiller la conscience de l’humanité, cette manière consiste à présenter le plus vieux peuple du continent noir, celui de l’Afrique Centrale (les Baka). Aujourd’hui répartis en une multitude de peuplades très différentes les uns des autres, les Baka de l’Afrique Centrale et dans la Région du Sud-Est Cameroun,  auraient eu un ancêtre commun il a plus de 50 000 ans, selon certaines études menées par les anthropologues du temps et les dernières études génétique réalisée sur eux.

Ainsi, les Pygmées, qui doivent leur nom à leur petite taille, comprise entre 1,40 m à 1,60 m suivant les régions dans lesquelles ils vivent, sont des chasseurs-cueilleurs éparpillés en une ébénisterie de peuplades dans toute l’Afrique équatoriale. Jusqu’à présent leur origine est un mystère, car ce peuple n’a pas une langue propre, ni de mythe fondateur, ni même une connaissance des uns et des autres qui pourrait suggérer une lointaine histoire commune permettant une indentification géographique.

Nous sommes motivés à parler d’eux, parce que ces derniers sont nos frères, même si nous ne sommes pas des Baka, nous le somme d’une autres manière parce nous y avons passé une bonne période  parmi eux, la forte communauté Baka du Cameroun se trouve dans le département de Boumba et Ngoko, Arrondissement de Moloundou et de Salapoumbé. Le présent objectif est d’invité les autorités politiques du monde entier à réfléchir sur la vie de ce peuple qui risque de disparaître comme ceux d’ailleurs. 

LOCALISATION :

Les Baka vivent dans le sud-est de la République du Cameroun. Mais surtout dans le Département de la Boumba et Ngoko, dans l’Arrondissement de Moloundou-Salapoumbé et une petite Communauté en République du Congo. Ils sont considérés comme les premiers habitants de cette région. Ils sont aujourd’hui environ 40.000, formant des groupes réduits d’une cinquantaine de personnes, en général toutes apparentées, qui vivent dans des campements temporaires de huttes, dans les hameaux, tout le long de la route (axe Yokadouma-Moloundou-Ndongo). Ils sont traditionnellement nomades et parcourent la forêt selon les saisons, à la recherche de gibier, tels des porc-épics ou des antilopes, qu’ils chassent avec des filets ou des lances, mais aussi de champignons, racines comestibles, ignames, baies, noix, miel, et chenilles qu’ils récoltent avec méthode. Comme tous les Pygmées, ce sont en effet des chasseurs cueilleurs qui savent tirer le meilleur parti de la forêt.

Au cours de la saison sèche, ils se rapprochent des agriculteurs Bantous et ont tendance aujourd’hui à se sédentariser. Ainsi, par exemple dans les villages Mbatika et Ndongo, villages mixtes où les Baka se sont fixés et cohabites avec les Bantu « les Bangando, les Bawelés » Cette cohabitation est difficile, car les Baka sont victimes de racisme et sont asservis et exploités. Ils aident les Bantu à défricher les plantations cacaoyères, bananes plantains, participent aux travaux des champs ou et se livrent à la grande chasse pour eux. Cependant, repoussés par l’exploitation agricole et forestière, certains groupes ont préféré se replier en forêt profonde.

Ils vivent dans les forêts les plus riches en biodiversité de la sous-région de l’Afrique Centrale. Ces forêts abritent des concentrations élevées et diverses populations de grands mammifères (éléphants, gorilles, bongos et autres ongulés forestiers). Mais, avec des modifications causées par une exploitation forestière accélérée au cours des dernières décennies, et la création en 1995 des trois Parcs Nationaux de Lobéké, Boumba-Bek et Nki.(Ces Parcs qui ont reçu le statut de Zone Essentielle de Protection. Avec  la création l’UTO Sud-Est en 1999. Dans la même année le Gouvernement du Cameroun a enregistré ce site de Lobéké comme « Don à la Terre », suivi en 2001 par son classement comme Parc National)Et le système de vie des Baka a changé et ils sont mêmes chassés des forêts par l’Etat et par les organismes : WWF et GTZ.

Origine :

Pour reconstituer les rejetons ténus qui subsistent entre les groupes actuelles, le laboratoire de l’Institut Pasteur de Paris en France s’est livré à une patiente étude que vient de publier la revue Biologie du Centre Pasteur. Les chercheurs ont pu établir un modèle historique de parenté entre 604 personnes du Cameroun, du Gabon et du Congo, dont des Pygmées Baka, Koya, Bongo, Bezan et Kola, en étudiant une vingtaine de leurs marqueurs génétiques. Grâce à un programme informatique mis au point par l’équipe d’Arnaud Estoup, chercheur à l’Inra de Montpellier en France, ils ont pu tester plusieurs millions de possibilités d’évolution historique, comme l’a indiqué Paul Verdu, chercheur au Musée de l’homme, à Paris et premier auteur de l’étude, lors d’une interview dans une revue scientifique. Le scénario le plus compatible avec la situation génétique actuelle montre une origine commune de tous les Pygmées de l’Afrique Centrale et ceux de l’Afrique de l’ouest, qui remonte à plus de 50 000 ans, et le début de leur fragmentation en divers peuplements il y a environ 2 800 ans.

Cette dernière date correspond à la révolution du néolithique qui a introduit l’agriculture et la langue Bantou dans une grande partie de l’Afrique subsaharienne. «La création de routes et l’émergence de nouveaux modes de vie liés à ce bouleversement ont alors pu isoler progressivement les populations pygmées dans leur habitat d’origine, qui était et reste le plus souvent la forêt», précise Paul Verdu. Et cette marginalisation se poursuit encore actuellement en Afrique.

Des recherches génétiques similaires sont en cours sur d’autres peuples pygmées, installés plus à l’est du continent, entre le Soudan et la Zambie, pour déterminer si certains d’entre eux peuvent encore être les lointains héritiers de populations distinctes ayant évolué d’une manière convergente ou si tous les Pygmées africains descendent d’un ancêtre commun ?

La définition du Nom Pygmée est souvent relative à la conception élémentaire de tous les chercheurs, ainsi certains attribuentle terme«pygmée» nom englobant une variété degroupes de personnesréparties dans la forêt tropicale humidedu Bassin du Congoen Afrique centrale, partagent certaines caractéristiquesculturelles.

Mais, l'ethnonyme Pygmée est un pseudo universel que, les Grecs ont donné aux hommes de petite taille. Il signifie nabot ou nain. Homère fut le premier à l'utiliser au IVe siècle avant J.C. dans les récits de la guerre de Trois. (E. Endamena Atem, Evolution des Pygmées Baka de Mintom, Yaoundé, MINREST, 1992, p.5). Toutefois, il convient de relever que les anciens Grecs ne connaissaient les Pygmées d'Afrique que des traits légendaires.

Ce sont les Egyptiens anciens qui les premiers firent leur connaissance. C'est ce qui ressort des aventures d'Irkhouf, chef de guerre du Pharaon Pepi II qui ramena au souverain les captifs de guerre parmi lesquels un nain du «pays des esprits» et des «arbres» qui fut un grand danseur de la cour, (Père Engilbert Mveng (R.P.), Histoire du Cameroun, tome I, Yaoundé, CEPER, 1984). D'après le nom qu'ils se donnaient, les Egyptiens les nommaient Baka parmi eux se trouvaient les Aka ; c'est cette inscription que l'on retrouve en hiéroglyphe sur une pyramide en dessous des nains agenouillent devant le Pharaon, figure de sa nation vaincue. Et ces noms revient dans les écrits du chercheur allemand Schweifuth, auteur de leur redécouverte au XIXe siècle. Dans son ouvrage intitulé aucœur de l'Afrique, il les présente au chapitre VII sous ces noms qu'ils portent dans cette région (Trilles(R.P.), l'âme du Pygmée...P.46). C'est également par ce même nom que les pygmées du département de Boumba et Ngoko se désignent dans leurs légendes les plus anciennes, leurs chants, leurs incantations et depuis les origines se désignaient eux-mêmes par le nom Bakaqui signifie en égyptien «les hommes» ; ils se reconnaissent donc comme tels. Ainsi, dans toutes les tribus, le nom originel est «Hommes». Il en est ainsi du terme Bantu qui selon le Père Engilbert Mveng, est le pluriel de Ntu et signifie «les hommes». L'expression «les pygmées Baka ou Aka» utilisée pour désigner les Pygmées d'Afrique centrale veut dire «les hommes nains». Ceci restitue l’abnégation aux Pygmées de façon déterminante.

Pour ce qui est des Pygmées du Sud-Est Cameroun, ils ont été présentés par le Père Schebesta comme étant les Babinga ; terme qui signifie les «hommes de la lance». A la question du père Dellemmes de savoir pourquoi ils se nomment eux-mêmes Baka, ils répondent qu'ils ressemblent aux oiseaux qui ne tiennent pas en place ; qui se posent uninstant sur la branche (Bakama) avant de s'envoler. Ce nom symbolise donc la liberté et la grande mobilité qui les caractérisent. En somme, les grands nomades de la forêt.

La question de l'ancienneté ou de l'antériorité des Pygmées dans la forêt reste l'une des préoccupations majeures des études relatives à ce peuple. Bon nombre de mythes du Cameroun méridional font intervenir les Baka comme une population autochtone préétablie et subissant l'invasion des Bantu. Les légendes recueillies dans les cantons Mpoum-po'oh, Kounabeemb, Bangando et Djako’o relatent que les Pygmées habitaient les troncs et lessouches d'arbres d'où les Bantu sont venus les déloger. Les Bangando et les Essel affirment que leur rencontre avec les Pygmées s'est déroulée lors de leurs migrations et que ces derniers leur ont servi de guide dans leur progression et parfois d'éclaireurs lors des différentes campagnes guerrières contre les Bawelés pour la conquête des terres. Ces traditions affirment de façon unanime l'antériorité des Pygmées dans l'univers sylvestre du Sud-Est malgré l'absence des données archéologiques.

Par contre, Nda Ywell E Ziem,anthropologue Gabonais, déclare qu’à partir des faits de l'histoire despeuples de la sous-région de l’Afrique Centrale, estime que l’antériorité des Pygmées sur les Bantu est contestable. Pour cela, il s'appuie sur les similitudes dans le domaine de l’autosubsistance. Aussi écrit-il  que «la population archaïque de la région aurait été de deux sortes : les « grands hommes » et les « petits hommes » à l'instar de la situation actuelle». Ce point de vue remet sur la sellette la thèse de l'origine des Bantu en Afrique centrale où ils ont toujours vécu aux côtés des Pygmées ?

Au demeurant, cette thèse établit l'ancienneté de deux communautés dans la région tout en infirmant l’antériorité des Pygmées sur les Bantu, antériorité attestée par les traditions orales qui ont désormais droit de cité dans l'historiographie africaine depuis que le mythe du document écrit s'est effondré. Ainsi, nous préférons nous en tenir aux propos du Père Trilles qui estime que «les Pygmées constituent la race la plus ancienne vivant actuellement sur la terre». En observant leur mode de vie dans cet environnement, ils se comportent en véritables maîtres des lieux. Ils auraient tout simplement changé d'emplacement. Pour être complet dans cette présentation, il serait utile d'esquisser le portrait physique du Pygmée, qui tout au moins, reste sa principale caractéristique.

Donc, avant la découverte du peuple des hommes de petite taille, le terme « pygmée », était déjà hérité par la Grèce antique. Le terme était utilisé en ethnologie pour désigner différentes populations de petites tailles, donc le nom pygmée n’est pas seulement la propriété du Baka ou aux  autres races de la même famille, mais, utilisé pour designer tout homme de petite taille.

 

Le thème désigne aujourd’huiles anciens habitant du contient et plus particulièrement de l’Afrique équatoriale, puisqu’il s’agit d’eux que nous parlerons dans cette publication. Au vu des analyses, chaque tribu à un nom identique, donc il existe de groupe. Comme par exemple les Bagyeli et les Medzan  du Cameroun, les Baka et Bagombe du Cameroun, du Gabon et du Congo, les Bongo et les Kola  du Gabon et du Congo, les Aka et Mbenzele de la Centrafrique et du Congo, les Twa, Mbutiet les Batwa de la République Démocratique du Congo et du Rwanda. Chaque groupe parle sa propre langue mais des mots communs, tels « Jengi », qui désigne l’esprit de la forêt, permettent de penser que tous les pygmées ont possédé jadis une même langue. Les Pygmées partagent tous en effet cette relation étroite et vitale avec la forêt: pour eux, la forêt est un dieu, une « mère nourricière », qui leur offre tout ce dont ils ont besoin. Elle les protège, les nourrit, les soigne, les distrait. Ils vivent de chasse (petits ou grands mammifères) et de cueillette (plantes sauvages, champignons, chenilles) et ont su développer de nombreux savoirs écologiques traditionnels: ainsi connaissent-ils précisément la faune et la flore de la forêt équatoriale, pour les besoins notamment de la chasse, de la pharmacopée ou même de la musique et la danse, comme les Baka de l’Est Cameroun à Moloundou.

 

 

 

Les clans et lignage :

La parenté repose sur une organisation clanique et lignagère. La filiation s’établit sur le principe de l’unilinéarité (filiation patrilinéaire ou matrilinéaire) selon l’aire géographique en présence et les contacts fréquents avec les voisins bantus.

Comme nombre de peuples autochtones, les Pygmées sont menacés d’acculturation ou de disparition. Les Pygmées sont d’abord victimes de la déforestation. Ils voient leur forêt tropicale humide menacée par les coupes de bois et ils sont chassés par les organisations étrangères et l’Etat dans cette forêt. Ils sont continuellement privés de leurs droits par des gouvernements qui ne les considèrent pas comme des citoyens égaux. Exemple : dansl’est de la RDC et au Rwanda, les forêts ont disparu si bien que les Batwa survivent aujourd’hui difficilement comme ouvriers agricoles ou mendiants. Au Cameroun, les Baka sont envoyés dans les grands prions pour braconnageet la construction de l’oléoduc Tchad-Cameroun a bouleversé la vie des Bagyeli qui ont été expulsés de leur territoire. En 2002, des Pygmées Mbuti ont été victimes de massacres atroces dans les provinces d’Ituri et du Nord Kivu, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Souvent, les Pygmées sont victimes de racisme et sont exploités par d’autres ethnies. Contraints à s’assimiler et à abandonner leur mode de vie traditionnel, ils peuvent travailler comme ouvrier saisonnier dans des exploitations agricoles, plantations cacaoyère où on les paie 250Fcfa la journée où parfois en leur fournissant de l’alcool. Il arrive que les jeunes femmes soient exploitées sexuellement et forcées à se prostituer. Des menaces d’ordre sanitaire planent ainsi sur les Pygmées: en se sédentarisant, les Pygmées côtoient davantage les ethnies voisines et sont désormais touchés par le sida. Le nombre de personnes infectées par le VIH/SIDA est en augmentation et les violences sexuelles sur les femmes aggravent cette situation.

Au vu des chapitres précédents, nous devons, Repenser l’approche et responsabiliser des Baka.Puisque « ce que les Baka vont devenir dépend à la fois de ce qu'ils seront en mesure de décider eux-mêmes et de ce que les systèmes d'autres acteurs sociaux leur permettront de déterminer (...) » (SINGLETON Michael, « Identité Culturelle », in Revue Vivant Univers, 1991, p. 35.).

« Les peuples indigènes et leurs organisations sont aujourd'hui partagés entre insatisfactions et attentes vis-à-vis de divers partenaires potentiels : structures missionnaires, gouvernements, agences de coopération, organismes de conservation, acteurs de la recherche. Tout comme d'autres groupes-cibles du développement, les peuples indigènes doivent être pris comme des partenaires » (BRAEM François ; « Les peuples indigènes en quête de partenaires », in Les Peuples des Forêts Tropicales aujourd'hui, Volume II, Bruxelles, 2000, p. 564).

Autant de publications sur le sort de ces hommes, mais depuis qu’est qui a été fait pour une solution adéquate ? De mon avis rien. Malgré l'attention croissante dont ils font l'objet de la part de l'Etat, des organisations non gouvernementales nationales et internationales, les populations Baka, restent pauvres et marginalisées de la vie politique, économique et sociale. Leurs conditions de vie demeurent précaires et incertaines. Or, dès 1960, l'Administration Camerounaise avait entrepris de développer le processus de leur sédentarisation et l'amélioration de leurs moyens d'existence. Les objectifs visés étaient d'assurer leur intégration socio-économique dans la société et de promouvoir leur autonomie économique, financière et sociale1. L'action de l'Etat a été progressivement complétée sur le terrain par celle des églises et des organisations non gouvernementales qui ont appuyé et accompagné ces populations dans les domaines de l'éducation, de l'agriculture et de la santé, le cas de la mission Catholique de Moloundou avec la sœur Thérèse. C'est dans ce cadre qu'il faut situer les actions menées à partir des années 70 par l'Eglise Catholique, l'Organisation Néerlandaise de Développement(SNV) et l’APEEC, dans le département de la Boumba-et-Ngoko en général et dans l'arrondissement de Moloundou et le district de Salapoumbe en particulier. Elles ont été suivies par des initiatives d'autres institutions gouvernementales et non gouvernementales du pays.

Aujourd'hui, le bilan de toutes ces actions menées depuis plusieurs années s'avère globalement mitigé. Mis à part certains résultats élémentaires obtenus dans les domaines de l'éducation et, dans une certaine mesure, de la santé, les programmes réalisés sont loin d'avoir contribué à la mise en place d'un processus de développement durable des populations Baka. Des éléments essentiels peuvent justifier cette faiblesse de conséquences enregistrés au cours des dernières décennies : une faible connaissance de la population Baka par les différents intervenants, un manque de suivi et de continuité dans les actions entreprises et une faible implication des bénéficiaires dans la conception et la mise en œuvre des activités des projets.

Et dans presque toutes les organisations actives sur le terrain en ce moment, l'unanimité est faite sur la nécessité d’étudier la chronologie de ce peuple, sans profit pour les Baka. Je crois qu’il est question de changer d'approche et de démarche. Dorénavant, il est souhaitable de responsabiliser les Baka dans la construction de leur propre développement, de cadrer toutes les interventions envisagées avec leur culture et garantir une continuité dans les actions menées avec elles. Il est souhaitable aussi d'appuyer le processus d'autopromotion des Baka en harmonie avec leur environnement écologique, culturel et social, par l'amélioration de leurs moyens d'existence et de leurs conditions générales de vie. Parce que là ou sa fâche, c’est que les organisations travaillants sur les projets y afférents aux Baka ne pensent qu’à leurs intérêts et sans se soucier de ce peuple. Comment peut-on concilier la protection de l’environnement sans se soucier des hommes qui y vivent depuis des centaines d’années ? Raisons pour lesquelles nous sollicitons une révision des mécanismes des mesures d’accompagnements des Baka.

Dans la logique géographie du peuplement Pygmée établit l'existence de trois principaux groupes ethniques Pygmées au Cameroun :

·         Les premiers sont lesBaka, est le plus important. Il compte près de 40.000 (quarante mille personnes) et occupe 75.000 km² dans le sud-est Cameroun. Ils n’habitent que la zone forestière, ils s’étendent à Lomié et dans la Boumba et Ngoko avec une forte concentration dans les Arrondissements de Moloundou et Salapoumbé où ils constituent les 2/3 de la population de ces zones.

 

·         Le deuxième groupe, sont les Bakola, que certains auteurs ont pris l'habitude d'appeler Bagyeli (Vallois, 1949 &Dikoumé, 1997), rassemble environ 3.700(trois mille sept cents personnes) et occupe 12.000 km² dans la partie méridionale de la région côtière, plus précisément, les arrondissements d'Akom II, Bipindi, Kribi et Lolodorf.

 

·         Le troisième groupe, les Medzan, avec moins de mille personne, subsiste au nord - ouest du Mbam, dans la région de Ngambé - Tikar.

 

·         Les Pygmées représentent globalement 0,5% de l'ensemble de la population du Cameroun. Mais, c’est la Commune de Moloundou qui nous intéresse plus précisément dans les secteurs de Mbatika et Ndongo. Et il faut noter que les Baka représentent plus de 65% de la population des Communes de Moloundou et de Salapoumbé.

Dans ces différentes aires de peuplement, les Pygmées font face à la marginalisation politique et économique, à la persistance de l'analphabétisme, aux conditions de vie précaires et incertaines, à la paupérisation croissante.

Caractéristique physique du Baka :

Primitivement, on reconnaît le Baka aux signes caractéristiques physiques, notamment le teint. Ce teint est plus clair chef les femmes que chef les hommes. Pour le Baka pur, le type est pur, de fois jaune rosée tirant sur le gris fondée.

            Pour ce qui est de la taille, il y a quelques années on pouvait rencontrer des Baka d’un mètre trente. Aujourd’hui la plus petite taille mesure 1,45m. Avec le croissement du Baka aux Bantu cette taille est dépassée aujourd’hui et ils se confondent aujourd’hui aux Bantu.

            Ici, la taille un caractère mineur, car chez les Bantu voisins aux Baka, certaines individus sont soit plus, soit aussi petits que les Baka. Quant aux groupes sanguins comme énoncé plus haut dans le chapitre de l’origine de Baka, on note que les recherches révèlent que ce qui caractérise les Baka (pygmées), c’est l’équivalence des groupes sanguins AB, O avec une proposition élevée des représentants AB et A comparativement aux autres peuples Bantu. Ce qui atteste l’originalité de la race Baka, caractérisée par un fort pourcentage du groupe AB (11% chez les Baka, 4,23% au plus chez les Bantu) et du groupe O plus faible (30% chez les pygmées au lieu de 40% et plus chez les noirs)-(Trilles RP.1945).

            Pour la langue, on s’est souvent interrogé si la langue Baka leur était authentique. Il est incontestable que si nous remontons à l’origine des Baka, ils ont eu un dialecte propre, qui s’est effrité quelques années pour devenir actuellement un mélange linguistique résiduelle et d’apports extérieurs plus ou moins déformés. Les Baka ont car même leur langue originelle. Mais ils adoptent plus facilement les dialectes de leurs voisins Bantu tout en conservant le leur. Nonobstant, avec le temps la langue perd sa véritable valeur due à la sédentarisation de ce peuple.

            En définitive, pour reconnaître le Baka objectif de cette étude, nous ne devons plus avoir l’habitude du regard d’il y a plus de 70 ans. Les changements sociaux qui s’opèrent dans la société traditionnelle Baka et le métissage qui se produit aujourd’hui font en sorte que le Baka originel tend à disparaître, ce qui affirme l’objet de ce sujet, la sédentarisation : un danger pour les Baka ? Puisque ce peuple perd peu à peu sa véritable valeur, on peut encore remédier ce flou parce qu’on trouve encore une petite communauté qui garde leur mode de vie.

Habitation Baka :

Le Bâlâ, en Baka (Bâdâ en langue Bangando) campement Baka se trouve en général en pleine forêt et près d’une cour d’eau. Il est composé de plusieurs familles dont chacune possède une hutte (mongulu), celles-ci sont disséminées à travers le campement et avec au premier plan la salle commune des hommes située en principe sur un endroit surélevé. La principale salle commune est située à l’entrée du campement, qui permet aux visiteurs d’y prendre place dès leur arrivée et à la  communauté de savoir s’il y a de nouveau venus au campement.

C’est là aussi que le chef de la communauté reçoit les visiteurs et que les hommes se retrouvent le soir après leurs randonnées dans la forêt, réunis autour du feu et fumant paisiblement le bon tabac « ndako » et c’est aussi dans cette sale que se fait ou se complète une partie de l’éducation des jeunes aux côtés des hommes.

Le Mongulu courante des Baka est construite en général par les femmes. Elles apprennent à leur fille à construire le mongulu, par l’observation directe et leur participation est suivant leur âge. La femme Baka acquiert par cet acte, une grande responsabilité, un certain prestige au sein de la communauté et les hommes ne peuvent pas prendre des décisions sans la consulter.

Pour construire le Mongulu la femme utilise des jeunes arbustes appropriés (répandu dans la forêt), longs d’environ deux mètres auxquels elle n’enlève pas toutes les feuilles. Une fois le terrain choisi et aménagé dans le respect de la nature, ces jeunes arbustes sont enfoncés en arc de cercle (forme d’arc-ciel) formant ainsi la base et l’armature du Mongulu pendant que les sommets vont se joindre pour former une voûte. Entre ces Orcades, d’autres jeunes arbustes sont assemblés en quadrillage, comme toiture, la femme place des feuilles de marantacées disposée comme des écailles de poisson et les fixe au tuilage par leur manche jusqu’au sol, afin d’assurer une bonne imperméabilité.

Ce Mongulu est constitué généralement d’une seule pièce qui sert de lieu d’habitation. La promiscuité y est forte notamment pour les familles nombreuses. Si elle augmente la chaleur et permet aux pygmées de supporter davantage le froid. Le feu qui y est toujours allumé, chasse les moustiques et éloigne les animaux féroces. Le Mongulu ne contient pratiquement pas les meubles. Les lits se limitent à des fougères étendues sur le sol. On s’assied à même le sol, au centre du Mongulu, il y a un foyer surmonté d’une claie pour sécher les noyaux de manques sauvages et de karité pour la consommation et pour la fabrication de l’huile.

Le Mongulu du Chef de la communauté, n’a rien de particulier. Aucun signe ne le distingue aux yeux du visiteur, elle se confond avec l’ensemble des habitations. Toute fois, elle est placée de façon à permettre au chef de veiller sur l’ensemble de la population du Bâlâ.

Aujourd’hui, l’habitation du Baka à complètement évoluée, la sédentarisation a changé leur mode de construction calqué sur celle des Bantu. Nonobstant, certains préfères rester dans le mode de la tradition. Après une étude menée auprès de trente ménages, il en ressort que sur les 30 interrogés ? Neuf personnes sont d’avis de calquer la construction de la tribu voisine, pare que ses maisons spacieuses déclarent ces derniers, mais 21 autres, préfères le mongulu parce qu’il ne chauffe pas le jour, garde la chaleur la nuit, la construction est moins couteuse et moins pénible.

Tableau 1 :

 

 

LES COMPOSITIONS TRADICTIONNELLES BAKA.

La famille est la plus petite cellule d’une famille, elle est de type étendue, par opposition au clan moderne, nucléaire qui réduit au père, à la mère et aux enfants. La famille Baka d’essence africaine englobe outre le père, la mère et les enfants, les grands-parents, les arrières grands parents et parfois des personnes n’ayant aucun lien consanguin avec les autres membres de la famille.

Les rapports entre les distincts membres de famille s’éveillent sur un ensemble de droit et dispositions, sur l’unité et la complémentarité des membres. D’une manière générale, tous les membres d’une même famille, d’un même clan ont des obligations mutuelles précises. Chacun a un rôle à jouer et le statut de chacun se d »finit à partir  de ce rôle (Massi Gams 1997).

Dans les clans, les jeunes respectent et obéissent aux personnes âgées ; les adultes doivent protéger les faibles. Chez les Baka les personnes âgées symbolisent la sagesse et l’expérience accumulées au long de leur existence. S’ils ont droit au respect et à l’assistance de l’ensemble des membres du groupe, ils ont obligation de jouer pleinement leur rôle de pater familiaris et de transmettre aux jeunes et aux enfants leur sagesse par leur comportement, par les contes et la vie de tous les jours. Les vieux qui ne remplissent pas cette fonction normalement sont exclus de la société, du groupe de façon implicite grâce à la puissance du contrôle social.

Chez les Baka, l’enfant est le symbole du bonheur et de l’unité entre les membres de famille et les tribus. Mais aussi un élément essentiel à la réalisation de l’individu, mais aussi de celle de la famille. L’homme et la femme par la fécondité, acquièrent leur statut de parent et de procréateur. L’enfant représente la continuité de la famille et constitue une garantie de sa perpétuation. Une grande descendance est un élément de charme social et contribue au renforcement  de la protection du groupe. L’enfant est le signe de bénédiction évidente d’une famille (Massi Gams 1997).

Le comportement de l’enfant dans la société traditionnelle Baka est important, l’enfant est d’abord l’enfant du peuple et il doit faire la fierté de celui-ci. Il doit obéissance et respect à ses parents, aux aînés. C’est lui qui est chargé des commissions qui exigent plus de rapidité, d’égalité et de force.

Responsabilité de l’homme dans la société Baka :

L’homme doit défendre son foyer, sa famille et pouvoir à sa survie. S’occupe de l’éducation des garçons après que ceux-ci aient été confiés à leur mère pendant les premières années de leur vie. Une fois devenus adolescent, ils participent avec leur père à la chasse, à la cueillette et sont initiés aux activités des hommes. Toutes ces activités les préparent à leur futur rôle dans la société traditionnelle Baka. Ainsi, c’est le père qui marie ses fils et décide du mariage de ses filles, avec le consentement de sa femme. En cas de conflit conjugaux entre ses fils et ses belles-filles, il intervient et apporte des conseils au couple.

Notons que l’homme a des rôles précis et réservés, garant de la tradition ancestrale. A ce titre, il exerce un pouvoir traditionnel de type libéral, il veille au maintien des valeurs culturelles de son peuple, organise les rites d’initiation. Ici, l’homme ne saurait prendre des décisions sans associé son épouse, voilà le pourquoi nous disons que c’est une société organisée, pour pérenniser la culture traditionnelle, l’enfant reçoit à partir de son père une éducation bipolaire, c'est-à-dire qui concerne à la fois la dimension visible et invisible de l’être humain, à travers les contes et les rites.

  Responsabilité de la femme dans la société Baka :

            La responsabilité de la femme dans la société traditionnelle Baka est lourde, le temps passé auprès de ceux-ci, nous a montré que la femme joue un rôle très important, puisque c’est elle qui s’occupe première de l’éducation générale des enfants, elle vaque aux occupations ménagères, la construction du Mongulu au lieu et place de l’homme, il ne peut ne prendre de décisions importantes sans consulte cette dernière, c’est elle qui ordonne la gestion de la famille

            C’est elle qui enseigne aux enfants les premières règles régissante le code familial dans la société Baka, le respect des parents, des vieillards et  ainés. Elle montre aux garçons leur place auprès des hommes et aux filles, leur place auprès des femmes à telle enseigne qu’il n’y a pas de confusion possible dans les travaux que les femmes peuvent faire dans leur foyer. Après son époux, elle joue le rôle de conseillère. Elle assure pleinement son rôle de gardienne des traditions.

Le mariage traditionnel chez les Baka :

            Chez le Baka, le mariage obéit à un rituel et à la loi de l’exogamie. Les membres d’une même tribu doivent donc choisir leur partenaire dans un autre clan, règle qui entraîne la condamnation sévère de l’inceste, la punition pouvant aller jusqu’à l’exclusion du clan en passant par un désaveu public. Toutefois, la coutume a prévue des mesures de réhabilitation dans la mesure du possible et de la disponibilité du fautif à s’y soumettre : confession publique, sacrifice, offrande, purification par le plus vieux du clan avec des fétiches.

            La plus part des Baka optent toujours pour la monogamie, car l’adultère une faute grave, c’est un acte sévèrement punis par la société Baka, il peut être fatal pour le marié, c’est un acte qui cause souvent de divorce sans  préjudice. Ainsi, l’homme comme la femme Baka ne supportent pas la polygamie.

            Pour se marier, l’homme doit subir avec succès certains rites initiatiques entre autre la circoncision (le Beka’a) et l’épreuve de maturité. 

            Quant à la jeune femme, elle doit être nubile ce qui traduit en général socialement par de plus rares apparitions dans le cercles masculins, par les seins bien développés et tendent à tomber, et l’apparition des premières règles qui non seulement donnent lieu à une cérémonie mais aussi, sont des signes de fécondités, le gage d’une nombreuse descendance (Figaro magasine 19982-1983). La jeune fille doit posséder les qualités d’une bonne épouse, c’est-à-dire, respecter sa belle famille, avoir du courage et de l’endurance au travail, obéir à son mari et surtout être capable de procréer et éduquer ses enfants.

            La demande en mariage est faite aux parents de la jeune femme par le père du jeune homme, soit par le jeune homme lui-même, il se présente simplement à ses futurs beaux parents. Parfois la demande se fait même avant la naissance de l’enfant, le père du garçon déclare devant la future-mère enceinte qu’au cas ou elle donne naissance à une fille, celle-ci sera la femme de son fils. Cette pratique qui a eu cours dans les communautés voisines des Baka a souvent donné lieu à des mariages solides, durables et prospères. Bien que cette pratique tend à disparaître avec la sédentarisation de ces peuples.

Au-dehors des cas sus-évoqués, une fois que la demande en mariage a reçu une suite favorable, le jeune Baka quitte sa famille et va résider dans sa belle famille pour de longues périodes. Pendant cette période, il va à la chasse, à la pêche, et autres activités que peuvent lui confié les beaux-parents, cette activité représente la dote. Pendant cette période, il vit maritalement avec sa fiancée dans un mongulu, tout en maintenant les liens avec sa famille d’origine qu’il rejoindra définitivement que quelques années plus tard accompagné de sa femme et d’au moins un enfant, comme fruit de fécondité de sa femme.

Et les travaux accomplis par le jeune Baka, s’ils représentent la dote, rassurent également les beaux-parents sur sa capacité et sur son aptitude à assurer la subsistance et la protection de leur fille et de la famille qu’ils auront à créer. Le fait pour la femme rejoindre son foyer avec au moins un enfant, la lave de tout soupçon de stérilité et la continuité de la famille. Malgré, cette union du couple, les deux vivent attachés au père par l’obligation de l’obéissance. Tout cela contribue à porter haut l’honneur des deux familles à jamais unis pour le mariage de leurs enfants.

Les croyances du Baka :

            Les 268 jours que nous avons passé avec nos frères Baka en forêt (campement) sur la route de Kika nous a fait comprendre que le Baka croit à l’existence d’un Dieu créateur appelé KOMBA, être suprême, créateur de l’univers dans lequel tous les hommes vivent, mais à côté de KOMBA, le Baka sait qu’il existe un dieu de la forêt « Edjengui » et aussi à l’existence d’un dieu providence, à la vie comme une force qui pénètre dans tout le monde à des degrés différents. Considérant que l’homme est plus intelligent que les animaux, le Baka croit en la survie après la mort, il croit à quelque chose qui demeure d’une façon permanente comme une ombre et devient un mé (esprit), la forêt est le sanctuaire des més, là où il leur est possible de s’incarner dans un animal et à un arbre. La croyance du Baka est totémique, d’où l’interdiction absolue de tirer sur une certaine catégorie d’animaux, ou d’abattre certain arbres réputés comme des totems, ou servant à se traité. En effet plus que l’unité de clan, le totémisme exprime l’unité de la société traditionnelle Baka et les relations mutuelles des choses dans cette unité. L’abandon de la croyance totémique entraînerait inéluctablement l’éclatement du clan et la perte totale de la culture Baka.

La vie du Baka est davantage soumise aux grand més qu’à KOMBA, les més sont invisibles, ils peuvent prendre des formes matérielles à l’occasion de la chasse et assurer la protection des chasseurs contre les animaux méchants qui chercheraient à les agresser. Ici, ces génies peuvent se déplacer d’un pont de la forêt à un autre aussi bien par air que sur terre. Donc, la croyance du Baka est soumise à un rituel qui se traduit d’abord par la prière à Komba, faite individuellement le main pour solliciter une journée heureuse, une chasse fructueuse, dans les circonstances graves telles que les périodes de pénurie, les décès répétés ou les épidémies, le mauvais comportement manifeste d’un membre du clan. L’officiant, généralement un ancien du clan jouissant du respect, se lève de bonne heure quand tout est calme et propice à la méditation, s’adresse à Komba au nom de tout le groupe.

Le Baka a aussi une foi profonde en l’omniprésence de « Edjengui », il se trouve en permanence avec eux, il l’associe à tous ses activités, ce qui se traduit en multiples occasions par le fait qu’on parle aux animaux, aux arbres, aux vents et face à des situations fortes ou néfastes, le Baka s’adresse fréquemment à Edjengui dans la vie de tous les jours, puisque le Edjengui est l’esprit de la forêt, le plus grands de tous les esprits, il vit en forêt et commande tout ce qui y vit, à cet effet, il constitue le centre des croyances Baka. C’est ce Dieu qui leur parle, qui leur donne à manger, les soutient, les protège. Il est constamment à leur écoute.

L’Edjengui est présenté par les Baka comme le fils de Komba. En effet, Edjengui est un esprit de la forêt, il est comparable à Jésus-Christ dans la religion chrétienne, c’est lui qui intercède pour eux auprès de Dieu Komba, pour le Baka Edjengui est le fils de Dieu qui a reçu la mission de commander sur tout ce qui habite la forêt, et comme le Baka habite la forêt, il est sous le commandement de l’esprit d’Edjengui. Cet esprit qui vit dans la forêt sert pour le rite de tous les hommes. La cérémonie du rite  qui dure pendant deux semaines, marque la protection et l’appartenance à la tribu.

Cet esprit protecteur constitue le symbole et le mythe des traditions et de la culture Baka. Le nom « Edjengui » fait peur et n’est souvent pas prononcé par les femmes et les non initiés. Le lieu d’adoration du Djengui est tout l’univers Baka et particulièrement la forêt. Le culte à cet esprit, ne peut se comprendre qu’à travers le rite Edjengui. Ce rite comporte traditionnellement cinq phases :

1.      La préparation ;

Ici, le chef de famille, dans la discrétion choisit l’initier, l’enfant qu’il sollicite, de préférence un garçon ayant au moins de 10 ans d’âge. Deux jours avant le début du rite,  les Baka de préférence les initiés construisent deux cabanes (mongulu, en pleine forêt. Un spécialement réservé pour l’Edjengui accessible à lui seul, et l’autre dit mongulu secondaire accessible à tous. Le mongulu initiatique qui est celui d’Edjengui est situé à 100 mètres du mongulu secondaire.

Dans le mongulu d’Edjengui, les adorateurs déposent ce qu’ils ont de meilleur : la viande des gibiers rares (éléphant, gorille, panthère), car le Djengui est un dieu essentiellement carnivore. Le sacrifice d’animal constitue donc une offrande. Et le lendemain, tous les postulants et les anciens initiés quittent le village et se rendent dans le lieu de l’initiation et commence la période du noviciat.

2.      Le noviciat ;

Cette période dure 4 à 5 jours maximum, pendant les premiers jours les initiés et les novices s’enferment dans un mongulu prévu pour la circonstance. Les anciens préparent dans la discrétion totale les nouveaux à l’initiation. On leur apprend d’abord les avantages de la vie sociale et comment ils doivent se soutenir dans un esprit de solidarité. La phase d’enseignement et des connaissances sécrète finie, les anciens initiés conduisent les néophytes à la case initiatique réservée à l’Edjengui.

3.      L’initiation ;

C’est la phase dramatique, effroyable et scientifiquement inexplicable tel que vécu. C’est la phase de mise à mort réelle. Ceci rejoint un peu le mythe de la mise mort d’Osiris, premier roi égyptien par son frère SETH et constitué par son épouse ISIS.

Après la mise à mort dans le mongulu d’Edjengui, les néophytes réapparaissent à 60 mètre du lieu où ils ont connu la mort. L’initiation était faite. Ils étaient désormais « blindés » aptes à disparaître devant des dangers. Alors suivait la 5ème étape. Celle de la connaissance du code initiatique ou d’interdits.

4.      La connaissance du code de discipline ;

Un certain nombre de lois jugées indispensables pour les initiés en vue d’assurer leur suivie et leurs relations avec la nature et le Djengui. Il est leur formellement interdit d’aller dans des zones dites sacrées réservées au Djengui, sous peine de le rencontrer tout seul. Et il peut avoir risque de maladie.

L’interdiction est aussi d’avoir des rapports sexuels en plein jour même avec son épouse. Et la fornication est proscrite. Le nom Edjengui ne devait plus être prononcé banalement par les non initiés de peur d’être frappés par la mort.

5.      Et la manifestation publique (célébration de l’initiation) ;

C’est la phase qui clôture la cérémonie. La joie exprimée par la danse de sortie à laquelle est associée tout le monde en est une preuve et un signe de triomphe sur la mort. Notons que la croyance des Baka, exprimée par le rite initiatique Djengui présente un certain nombre de valeurs ; malgré l’aspect de certaines étapes du processus initiatique, le Baka reconnait un Dieu Créateur de l’univers. Mais comme il reste inaccessible à l’homme Baka. Djengui de ce fait est devenu le protecteur et le soutien qui lui confère le pouvoir de transcender la mort par le rite de mise à mort et de résurrection.

Il convient de souligner que parler du rite Edjengui dans profondeur et dans ses contours, reste encore un sujet tabou pour les Baka et même pour les initiés.

LA MATERNITE – LA NAISSANCE – LA MORT :

1.      La maternité chez le Baka :

Avant d’entrer dans le vif du sujet, qu’il nous soit permis de noter que la stérilité est rare chez les Baka et elle en général considérée comme une malédiction. Nonobstant, la période de grossesse de la femme, le couple doit observer incontestablement nombre de lois, et d’interdits traditionnels. Il s’agit de certains aliments, certaines activités de nature à provoquer des malformations congénitales, ou causer des avortements ou des complications parfois fatales pour la mère et l’enfant. Ces interdits sont résumés dans le présent tableau :

Tableau1 : les interdits sociaux.

Observer l’ensemble des interdits traditionnels est chose difficile, surtout pour les plus insignifiants et il est prévu pour chaque interdit un moyen de réparation, bien que, dans certains cas, celle-ci ne soit pas opérante.

            Pour leur grossesse les femmes Baka reçoivent des potions pour prévenir les cas d’accouchement difficile. Cependant si au moment de l’accouchement la femme présente des complications, il lui faut dévoiler les amants qu’elle aurait connus en dehors de son mari pendant la période de l’évolution de la grossesse. Très souvent on procède à une portion d’herbe qu’on donne à la femme de boire en citant les multiples noms des amants qui eux des relations avec qu’elle pendant la grossesse et lorsque les noms sont dévoilés, les vieilles  présente mélange certaines remède que l’on applique sur le ventre de la femme en travail. Toute fois un code d’honneur oblige chaque femme présente à observer le strict minimum des interdits.

2.      La Naissance ;

Contrairement aux autres femmes Bantu, la femme Baka accouche généralement sous l’œil vigilant de sa mère pour les primipares et seule dans la plupart des cas, car il y a une longue préparation à l’aide des écorces pendant les neufs mois de grossesse. Mais, certains accouchements nécessitent la présence des accouches traditionnelles.

L’accouchement se passe entre les femmes, hors de la présence des hommes. Parfois, quand la femme est en début de travail, on demande à son mari d’aller s’occuper d’autres choses dans la forêt loi du campement. Le nouveau né est reçu, aussitôt sa libération sur des feuilles d’arbre. Le cordon ombilical est sectionné à l’aide d’une lame très rudimentaire obtenue à base du bambou ou raphia. Avec la serve de l’hévéa ou d’une liane spéciale, l’accoucheuse ayant assisté à l’accouchement fait le pansement. Et la cicatrisation a généralement lieu dans les trois jours qui suivent.

Le jour même de la naissance, le sorcier Nganga apporte à la mère un mélange d’une certaine poudre et de la terre  recueillis au seuil de la porte du mongulu de la jeune mère. Tous les visiteurs sont tenus d’appliquer une légère quantité de ce produit sur le nouveau né (Lélé) qui est encore fragile. En effet, dans la société traditionnelle Baka comme dans beaucoup d’autres sociétés des peuples de la forêt, c’est dans les premiers jours de son existence que se détermine la vie de l’enfant, et plus précisément avant la cicatrisation du cordon ombilical. Il reste une porte ouverte utilisée par les mauvais sorciers pour transmettre le mauvais sort à l’enfant.

Devant l’entrée du mongulu du nouveau né, on place un arbuste spécial, symbole d’une nouvelle naissance invitant ainsi les nouveaux venus à prendre les dispositions pour rendre visite à Lélé et à sa mère. Puis l’enfant reçoit le nom d’un membre de sa famille vivant ou mort.

Personnes concernées

Interdits

Dangers possibles

Femmes enceintes

Uriner dans un cours d’eau

Avortement

Femmes enceintes

Rapports sexuels avec un autre homme que son mari

Complications au moment de l’accouchement

Jeunes mères

Rapports sexuels pendant l’allaitement

Maladie de l’enfant pouvant conduire à la mort du nouveau né.

Homme dont la femme est enceinte

Tuer un animal

Mort du fœtus ou avortement de la femme

Homme dont la femme est enceinte

Ligoter un animal

Naissance d’un enfant mail formé

Femme enceinte

Fendre la tête d’un animal

L’enfant aura le bec de lièvre à la naissance

Par MICHEL NDOEDJE
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Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 00:35

Introduction : Les vraies causes et solutions de la misère africaine"

 

Avec 30.310.000 km² de superficie et plus de 7 000 km entre ses extrémités est-ouest et nord-sud, l’Afrique apparaît comme un continent massif et relativement homogène. Elle est constituée de plateaux et de larges cuvettes intérieures bordées de hauts reliefs périphériques qui lui font tourner le dos à la mer. L’altitude moyenne du continent est de 675 m. Couvrant les trente millions de km². Par ses dimensions, elle est la troisième des continents, après l’Asie et l’Amérique. Elle est à l’heure actuelle divisée en 54 Etats indépendants : 47 situés sur le continent lui-même, 6 Îles ou archipels constitués en Etats, le dernier (la Guinée équatoriale) étant composé d’une partie continentale et d’un domaine insulaire.

 

Le développement de l’Afrique exige le dépassement du cadre national. Ainsi Nkrumah ou Sékou Touré se firent les hérauts du panafricanisme, et le début des années soixante fut marqué par d’éphémères unions interétatiques. En 1963, les Chefs d’Etats et de Gouvernements de 30 pays signent à Addis-Abeba la charte créant l’organisation de l’unité africaine (OUA). Ils y affirmèrent notamment l’égalité souveraine des Etats membres ainsi que la non-ingérence dans leurs affaires intérieurs et y consacrèrent le principe de l’intangibilité des frontières issues de la colonisation.

 

L’autre grande organisation continentale est la Banque africaine de développement (BAD), créée en 1964, et dont le siège est à Abidjan. Financée par l’ensemble des pays du continent ainsi que par vingt-quatre autres membres non Africains, elle accorde des prêts pour la réalisation de projets dans les domaines économiques et sociaux. D’autres organisations financières ont vu le jour : CEDEAO, CEMAC, UEMOA etc.  Au total, les résultats de plusieurs années de tentatives d’intégratrices sont décevants.

 

Au vu du constat général, le développement économique des pays africains est à la traîne après des décennies d’indépendance. Pourtant, on a appliqué des modèles et idéologies de développement. La question est de savoir si la situation que vit l’Afrique est un problème d’inadaptation de ces modèles et idéologies au contexte propre du continent ou si c’est plutôt ailleurs qu’il faut chercher les vraies raisons des échecs. La réponse à cette problématique du développement de l’Afrique n’est pas aisée compte tenu de la complexité du processus de développement. L’importance de bien cerner la source de la misère africaine est alors très bienvenue dans l’approche de la vraie solution.

 

"Pourquoi la misère de l'Afrique ?" faite une analyse systémique et approfondie des vrais maux qui minent l’essor des pays africains. Apres une revue de littérature sur le développement de l’Afrique et les dérapages professionnels des cadres africains, l’importance de la ressource humaine et du savoir dans le processus de développement du continent a été démontrée. L’analyse approfondie a porté sur les carences des systèmes éducatifs, les problèmes d’intelligence et de créativité, la recherche scientifique, le négativisme, la corruption, la gestion des ressources naturelles africaines, la procréation, la sorcellerie, la politique, la mentalité africaine, la responsabilisation et la conscientisation des Africains, la fuite des cerveaux, etc. Des exemples d’élites dont l’Afrique a besoin ont été dressés.

En effet, l'Afrique souffre d'une crise intellectuelle, démographique et spirituelle. L'Afrique sombre non seulement à cause des mauvaises gestions et gouvernance de ses intellectuels, mais aussi à cause des actions diaboliques sur ce continent. Depuis la famille jusqu’au sommet de l’Etat, l'Africain a encore de grands défis à relever. Beaucoup d’Africains ont peur de réfléchir ou ne veulent pas réfléchir ; beaucoup ont peur d’agir ou ne veulent pas agir; beaucoup ont la connaissance mais ne veulent ou ne peuvent pas appliquer leur savoir. Au-delà de tous, plusieurs intellectuels sont "bloqués". Quand on sent que quelqu’un veut devenir quelque chose, on l'élimine ou on le rejette. Beaucoup de compétences sont bafouées ; les cerveaux sont peu promus et peu écoutés.

Beaucoup d’Africains ne veulent contribuer au succès des actions n’allant qu’à leur crédit. Pire, il y a une mentalité africaine qui a cloué l’Afrique et qui ne peut jamais permettre l’essor et le décollage de ce continent. Pendant que les compétents bras valides pouvant faire la différence chôme à la maison, les fainéants sont promus par leurs proches à des postes très importants et sensibles. Au même moment, les frais de mission des "Grands" ont dévalisé l’Afrique du peu de moyens disponibles, au détriment des pauvres paysans qui meurent sous le soleil du midi. De connivence avec les puissances étrangères et les politiciens, les cadres africains ont mis l’Afrique à terre. En outre, dans beaucoup de systèmes éducatifs du continent, les diplômes ne sont toujours pas le symbole d’une dose de connaissance pouvant enclencher des actions positives en matière de développement.

L’Afrique forme trop de savants, trop de perroquets ayant la tête remplie de gros mots ou grosses théories qu’on n’applique jamais, peu productifs et incapables d’agir sur les matières premières pour leur ajouter de la valeur. Ceux qui font exception à la règle sont peu. Pendant ce temps, la procréation anarchique multiplie la misère et les autres problèmes de sous développement à des vitesses qui dépassent les efforts de résolution de ceux déjà existants. Non seulement la polygamie et la gestion du sexe paraissent une des causes du sous développement de l’Afrique, mais aussi elles constituent une vraie culture de la misère africaine.

En outre, l’intellectuel africain est sous l’influence de beaucoup de facteurs spirituels qui biaisent le résultat de ces efforts vers le développement. Malheureusement, les débats classiques sur le sous-développement de l’Afrique ont toujours ignoré la vraie dimension spirituelle du problème. Sans doute, les pays développés ont eu des atouts qui les avaient lancés. Ces pays ont eu leur siècle des lumières. De grands savants avaient pensé et contribué à mettre ces nations sur le bon chemin. Aujourd’hui, en Afrique, les cerveaux pensants ont même peur d'y rester. Il se pose en Afrique un vrai problème de coordination, de conscientisation, de responsabilisation, d'application intelligible et rationnelle des stratégies de développement par rapport aux besoins, atouts et contraintes des nations africaines. Et pour trouver la solution durable à cette misère africaine, " Développer de l’Afrique mais  comment ?" propose des reformes pertinentes et pratiques en vue de lancer l’Afrique vers le développement. Cette publication et revue sur ce blog est, pour toute personne préoccupée par le développement de l’Afrique, un outil d’information, de réflexion et de travail.

Est-ce que les Africains ont le courage de reconnaître les vérités ?

Les Etats-Unis, censément capitalistes, se pressent d'emprunter encore des trillions de dollars pour nourrir la gigantesque machine du gouvernement ; sans surprise, l'économie a du mal à rattraper la croissance de la population. A l'autre bout du globe, la Chine, prétendument communiste, embrasse le secteur privé et se débarrasse de l'excès de Bureaucratie, donnant naissance à une expansion épatante, un bon exemple !

La France, père colonisateur de certains pays francophone du continent noir et démocratique, elle, jouit de certains avantages structurels, tel que les attraits touristiques les meilleurs du monde et une position centrale en Europe ; toutefois, la fierté entêtée des Français de leur histoire de socialisme les enfonce dans un bourbier économique. Simultanément, Dubaï, autoritaire, profite d'un petit gouvernement discipliné, qui n'exige guère d'impôts et qui facilite un développement stupéfiant.

D'aucuns considèrent ces conditions comme naturelles, ou accidentelles, et ne se posent pas ces questions :

La liberté économique, est-elle véritablement tellement obscure que les populations démocratiques ne peuvent pas appréhender son importance capitale ? Est-ce que son pouvoir restera donc aux mains de despotes, alors que les peuples libres ratent sottement l'occasion d'améliorer leurs vies ?A-t-on peur d'imiter ce qui marche, et d'abandonner ce qui échoue ?

Comment peuvent les socialistes prétendre qu'ils protègent les pauvres, alors qu'ils s'opposent à la liberté économique, le seul moyen de créer une économie en expansion rapide où foisonnent les bons emplois ?Dans le contexte africain, combien de temps nous vautrerons-nous dans l'échec avéré du modèle socialiste européen avant d'adopter enfin le modèle libéral qui a béni l'Asie ?

De toutes les questions que soulève l'impuissance des démocraties à sauvegarder leur liberté économique, voilà la première : comment pourrait-on persister à ignorer le cataclysme du socialisme ?

En grande partie, le caractère peu imaginatif des non-érudits explique ce dilemme. Comme John Stuart Mill a remarqué en son temps, la plupart des gens croient que la situation a toujours été, et sera toujours, comme elle l'est à présent. Si la solution admise à n'importe quel problème consiste à dire « plus de gouvernement », les gens ordinaires présument inconsciemment que cette réponse retentit à travers les âges, comme la voix de Dieu.

Bien sûr, la paresse fait aussi son boulot. Si les gens ne sont pas nés paresseux, la fainéantise est en tout cas une affliction difficile à éradiquer une fois établie. Quand l'enfance des gens a été bercée par la promesse que le gouvernement s'occupera de leurs besoins et endossera leurs devoirs charitables, ils ont franchement terreur de la perspective d'agir en tant qu'adultes indépendants.

Indubitablement, les prétendus bénéficiaires du socialisme ; les pauvres, les enfants, et l'environnement ; en constituent en fait les premières victimes. Les pauvres ne peuvent pas trouver de boulots décents à cause du marasme économique. Ils n'arrivent à créer leurs propres entreprises non plus, étant donné le malaise général. Les politiciens sacrifient l'air, l'eau, et les forêts en réponse à la pression de l'électorat, qui pressent que l'économie déjà handicapée saura un effondrement complet si on ajoute la charge supplémentaire d'une politique responsable face à l'environnement.Les enfants, eux, ne peuvent pas développer leurs individualités dans une diversité de milieux scolaires ; au contraire, ils deviennent homogènes dans le système scolaire public. A la place de rêver de devenir des propriétaires d'entreprises et d'usines, les étudiants aspirent à devenir des bureaucrates comme leurs enseignants étatiques. Au lieu d'instruction concernant l'importance de la liberté individuelle et de la compassion innovatrice pour l'autrui, les élèves n'apprennent que l'histoire triste de leur gouvernement augmentant.

L'Afrique subsaharienne n'a pas besoin de ces problèmes. Les investisseurs ont déjà peur d'y investir leur argent. Alors qu'existent plusieurs exemples de démocraties stables, tel que le Botswana, l'île Maurice, le Ghana, et le Sénégal, les désastres et les tyrannies nombreux donnent l'impression que les cauchemars financiers se tiennent à l'affût en Afrique. (L'Afrique du sud, avec plus de 18.000 meurtres enregistrés l'an dernier et la sympathie du président Mbeki pour l'auteur de meurtres collectifs, Robert Mugabe, n'est pas une des meilleurs enfants.) La liberté économique représente le seul moyen de donner envie aux investisseurs de prendre une rasade de courage. Tant que l'Afrique ne peut offrir qu'une réputation pour l'instabilité et les contraintes du socialisme, elle n'a aucune chance d'être concurrentielle. Dans ce cas, les milliers de projets caritatifs sur le continent n'ont aucune perspective d'avoir un grand impact sur la pauvreté.

Alors que l'Afrique a plusieurs raisons culturelles, artistiques, et sociales pour la fierté, son expérimentation catastrophique avec le socialisme européen n'en est pas une. La dépendance sur l'aide des pays européens, eux-mêmes incapables de concurrencer avec les puissances industrielles asiatiques, constitue une béquille vermoulue et détourne l'attention de la vraie source de délivrance. Les socialistes français, menant des conférences universitaires insignifiantes, ou se détendant derrière le micro à la Radio France Internationale, maintiennent que la liberté empêche la soi-disant protection sociale et les règlements compliqués qui limitent la semaine de travail à 35 heures et rendent les affaires plus difficiles. En réalité, pourtant, plus l'Afrique imite l'Europe, plus la vie estun enfer.

En tout cas, les affaires marchent si mal que l'Etat se retrouve dépourvu d'argent pour une quelconque protection sociale. Les enfants doivent vendre des outils et autres, risquer la vie en courant entre les voitures. Les filles se prostituent ou prient pour un mariage leur permettant d'acquérir un visa d'un pays lointain.

Par contre, les résultats de la liberté économique ne permettent pas beaucoup de débat sérieux. La Chine, certains pays d’Asie et Dubaï représentent probablement les meilleurs exemples modernes des pays qui ont libérés leurs potentiels caché grâce à la clef que constitue la liberté économique. Contraire à une interprétation erronée vulgaire, le pétrole ne constitue que 6% de l'économie de l'émirat. Cette économie fuse à un taux de croissance de 17% par an, alors que le secteur de la construction monte en flèche à 30% par an. Non seulement y a-t-il assez de travail pour tout secteur de société – pas question de chômer ou de râler – mais de quoi subvenir aux besoins d'immigrés, à tel point qu'ils constituent 80% des habitants ! Mais ne cherchez ni les bureaucrates qui dirigent le spectacle, ni les percepteurs gloutons, ni la foule qui tend la main pour demander l'argent des contribuables – ces vauriens n'existent pas.

A travers l'Amérique, l'Europe, et l'Afrique, les socialistes s'allient. Pour eux, « la solidarité » veut dire s'asseoir en cercle, fermer les yeux, et psalmodier. En effet, psalmodier, créer une fausse réalité collective pour remplacer la vérité d'une France coulant et d'un Dubaï de haut vol : voilà leur moyen de survie.

En tant qu'Africains misérables, nous devons reconnaître et dénoncer ces récitations. Nous devons nous rappeler que le gouvernement, comme le feu, constitue un bon serviteur mais un terrible maître. Donc, le gouvernement ne peut se charger que des rôles qui portent une contribution au bonheur humain : la protection des enfants et de l'environnement, et la lutte contre la force et la fraude. L'essentiel, c'est que le gouvernement reste petit et ne gêne pas le travail des entrepreneurs et des organisations caritatives privées.

Si nous voulons un avenir meilleur, la société doit estimer les directeurs généraux plus que les législateurs ou les présidents. Une personne qui crée la richesse mérite plus de louanges que quelqu'un qui emploie le pouvoir parasitaire pour la prendre.

Une nouvelle vision pour la réussite de l’Afrique que je vous propose. Ici le débat est ouvert.

Avec plus d’un milliard d’habitants en 2011, l’Afrique est le deuxième continent le plus peuplé du monde (après l’Asie). Divisée en 54  pays et territoires insulaires, le vieux continent souffre d’innombrables crises, amères et durables. Vers la fin du XIXe siècle, les puissances impérialistes européennes se lancèrent dans de grandes manœuvres territoriales et occupèrent l’essentiel du continent, créant de nombreux Etats coloniaux. Cette domination coloniale des Européens se poursuivit jusqu’à la fin de la Seconde Guerre Mondiale, lorsque les mouvements de libération commencèrent à se répandre dans toute l’Afrique. Les populations locales combattirent alors longuement et au prix de lourds sacrifices pour se libérer du joug des puissances européennes qui administraient alors leurs pays.

 

Au début des années 60, la plupart des nations africaines obtinrent leur indépendance. Cette période de décolonisation sera malheureusement marquée par une irruption des conflits internes. Ce qui avait pu être envisagée comme une période de triomphe se révéla frappée de conflits violents, lors desquels les différentes factions et les différents dirigeants combattirent pour s’approprier le pouvoir une fois les puissances coloniales parties. L’Afrique ne fut plus qu’un patchwork d’Etats-nations aux frontières tracées depuis les capitales européennes par les colonisateurs. 

 

Aujourd’hui, les 54  pays  indépendants et souverains que compte l’Afrique partagent toujours, pour l’essentiel,  des frontières tracées du temps de la colonisation européenne. Et aujourd’hui plus que jamais, les Etats africains sont la proie de l’instabilité, de la corruption, de la violence et des régimes autoritaires. Trente-cinq conflits armés ont eu lieu dans l’Afrique Subsaharienne lors des quatre dernières décennies, coûtant la vie à plus de dix millions de personnes.

 

Pendant dix mois, à partir du printemps 1994, les luttes génocidaires et les épidémies qui en résultèrent parmi les réfugiés entraînèrent la mort de près d’un million de citoyens pour le seul petit pays du Rwanda.  L’instabilité que cela a  entrainée  en République Démocratique du Congo a conduit à plusieurs millions  de morts additionnels.

 

Dévastée par la guerre, la sécheresse et la famine, la population de réfugiés du continent avoisine probablement les 26 millions de personnes.  Si on met de côté les guerres et les atrocités, les conditions sociales et économiques indigentes dans la grande majorité de l’Afrique sont probablement les motifs de sa misère actuelle. La plupart des experts s’entendent ainsi pour défendre que la structure économique même de l’Afrique soit la raison essentielle de sa crise perpétuelle.

 

En clair, l’Afrique est conditionnée pour la dépendance plutôt que pour l’autosuffisance. Cette structuration oblige l’Afrique à continuer à produire des biens dont elle n’a pas besoin. Ses populations ne consomment qu’une infime fraction des biens que le continent produit et dépendent en même temps des autres continents pour produire ce dont elles ont besoin. Cette structure est davantage orientée vers l’import-export que vers la production. On peut alors affirmer que l’Afrique :

·         A considérablement réduit sa production économique per capital depuis les années 80.

·         Dépend de technologies primitives et de la pluviométrie pour son agriculture.

·         Est fortement dépendante des importations de capitaux, de main d’œuvres qualifiées, de technologie et de pièces de rechange.

·         Est peu favorable à l’esprit d’entreprise et aux compétences managériales, qui sont soit rares, soit éconduits et poussés à partir faute d’opportunités.

·         Comprend beaucoup de petits Etats avec des populations en nombre très faibles. 

·         Dispose du plus grand nombre de pays pauvres de la planète. 

·         Est la destination de quasiment la moitié de l’aide alimentaire mondiale d’urgence. 

 

Mais bien de choses peuvent  changer, si seulement les dirigeants Politiques de notre Afrique y mettent un peu du sérieux dans la gestion. Vous penserez sans doute que les idées que je présente dans cettepublication sont mythiques, et émettrez le plus grand scepticisme. Mais imaginez que nous soyons en 2012, que nous soyons en train de discuter et que je présente les prédictions suivantes pour 2025. Ne penseriez-vous pas également que jesuisun rêveur quej’ai perdu tout contact avec la réalité ? Malgré ces idées, les signes ne sont pas trompeurs :

 

·         Deux régimes autoritaires en Afrique du Nord sont tombés suite  à des manifestations pacifiques et le président du Libéria est une femme.

·         La Pologne, la République Tchèque, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, l’Estonie, la Roumanie, la Bulgarie, la Slovaquie et l’Albanie appartiennent à l’alliance militaire de l’OTAN et le Sénégal vient de prendre une décision de changer le vieux opposant Wade, au choix de Massi SAL qui voulait resté au Pouvoir comme les autres chefs d’état, ainsi un nouveau air souffle au Sénégal.

·         Chaque année, des milliers de femmes et d’hommes africains font la connaissance de leurs conjoints, qui vivent sur d’autres continents, à travers un ordinateur   -  le  plus souvent depuis un endroit appelé cybercafé, quel changement de comportement dans les années avenirs ?

·         Certaines des plus grandes banques et compagnies d’assurances aux Etats-Unis et au Royaume-Uni sont détenues majoritairement par l’Etat.

·         Le président des Etats-Unis s’appelle Barack Hussein Obama. Son père était un noir du Kenya et sa mère une blanche du Kansas.

·         Le laxisme de la corruption au Cameroun, vient de prendre fin avec l’arrestation de certains leaders du RDPC et ancien membre du Gouvernement.

 

Vous le voyez, des changements imprévisibles peuvent arriver en l’espace de deux décenniesy compris la vision certes surprenante, mais, à 100% plausible d’une amélioration considérable de la situation de l’Afrique et au Cameroun qui est présentée ici. Et nous devons nous mettre à danser  très vite. . . L’Afrique doit de toute urgence  intégrer ses économies. L’approche en solitaire qui marqua les efforts de développement de l’Afrique depuis l’indépendance s’est caractérisée par un échec total. Les pays d’Afrique et ceux sur qui ils dépendent fortement doivent se rendre à l’évidence que  leur survie et leur développement ne peuvent se réaliser que par leur assemblage en des entités politiques viables.

 

Mon objectif est d’amener les citoyens de tous les pays d’Afrique aux niveaux de vie des pays développés d’ici 2025. L’atteinte de cet objectif implique que l’Afrique et le monde entreprennent des mesures stratégiques afin de dépasser le modèle actuel des 54 pays en difficultés pour les amener à se regrouper en 3 Super Fédérations (le nord, le sud et le centre avec des objectifs communs, chose que nos colonisateurs n’acceptent pas, cause de la mort de Mohamad Kadfi de Lybie).

 

La vision 2025 pour l’Afrique: 3 Super Fédérations Panafricaines. Si ces Super Fédérations existaient aujourd’hui, elles seraient toutes parmi les vingt plus importantes Économies de la planète. L’Afrique doit, et peut, passer de la pauvreté au redressement économique. Elle doit également franchir la phase de redressement pour parvenir à la prospérité économique. Il est temps que la vieille garde soit relevée de ses responsabilités dysfonctionnelles. Il est temps que la nouvelle génération   La nouvelle Afrique, en quelque sorte   prennent les responsabilités et guident l’Afrique vers une existence où la contribution prend le pas sur la dépendance.

 

De la même manière que le slogan de campagne désormais historique de Barack Obama, « YesWe Can ! », a insufflé une énergie exceptionnelle aux Américains qui étaient en quête désespérée d’un nouveau sens pour leur nation, les peuples d’Afrique doivent également croire en la possibilité d’un changement considérable en Afrique. Les avantages de l’adoption de l’attitude « YesWe Can » lorsqu’il s’agit de l’Afrique ?

 

·         La misère peut être éradiquée, le bien-être des pauvres et des faibles peut être relevé.

·         Un accès aux biens et services de première nécessité, pour la survie et le bien-être des personnes. 

·         Des services tels que l’éducation, la couverture maladie, et les transports peuvent être plus accessibles et disponibles.

·         Un affaiblissement de la dépendance envers les biens et services importés.

 

Les Etats-unis de l'Afrique en trois  Super  Fédérations  que nous proposons peuvent également assurer les garanties fondamentales et la sécurité que tout Etat se doit d’offrir à ses citoyens. Au lieu de cela, de nombreux pays soi-disant souverains ne peuvent même pas à l’heure actuelle protéger leurs populations des multiples petits groupes rebelles. Certains d’entre eux sont même les prédateurs de leurs propres populations.

 

Il y a une expression populaire en Afrique qui exprime l’idée selon laquelle la plupart des Africains « n’ont que leurs yeux pour pleurer ».  Cela signifie que beaucoup considèrent qu’ils n’ont que des faibles ressources à leur disposition et que leur potentiel de croissance est limité. Qu’il n’y a plus d’espoir. Alors même qu’il peut être facile de supposer que les fiertés nationales et les conflits locaux qui datent de temps immémoriaux amèneraient les peuples à rejeter la notion même des 3 Super Fédérations, cette supposition n’est pas valide :

 

·         Dans l’état actuel des dispositions, seuls l’élite et les chefs de guerre connaissent la prospérité. Plus les Africains verront qu’on peut changer la manière dont les choses sont à l’heure actuelle, plus le monde  ne sera surpris par leur capacité à embrasser des changements considérables.

·         Si, après tout, des Américains de tous horizons ont pu tellement vouloir le changement promis par celui qui était encore le candidat Barack Obama, qui peut affirmer que les Africains ne vont pas adhérer massivement à l’idée forte des 3 Super Fédérations?

 

Pourl’ultime évolution de l’Afrique, il est important de se constituer en un Etat-Unis de l'Afrique, une réunification qui permettra à l’Afrique de faire face à toutes les situations et à agir efficacement et pour de bon dans le meilleur intérêt de cette petite planète qui est la nôtre.

 

Par MICHEL NDOEDJE
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