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LA RICHESSE, DEVOIR DE PARTAGER

2 Septembre 2012 , Rédigé par MICHEL NDOEDJE

La richesse d'un pays n'est pas nécessairement évaluée en fonction des étages construits ou les voitures possédées. Cette richesse appartient à un peuple et non aux dirigeants ou aux hommes véreux, avides des richesses des peuples. Comme la richesse est une et indivisible pour un peuple, le problème principal réside dans son partage. Cela est vrai dans la plus part des pays du Monde, mais principalement en Afrique, le cas du Cameroun. Le partage de la richesse fait partie de la justice sociale. Il est inconcevable qu'il y ait dans un pays des gens qui meurent de faim, de misère alors que les autres sont dans l'opulence.

Ainsi, Gratien Rukindikiza publié dans le News Burundais un document de certains généraux Africains dans lequel le mot d'ordre donné est de garantir la richesse même à leurs progénitures. Depuis l'arrivée des dictateurs africains au pouvoir, la richesse des uns est un affront contre le peuple. Ces gens débarquent toujours sans un sous en poche,  qui finissent par construire des villas de plus d'un milliard de francs bu; soit plus de 833 ans de salaires d'un enseignant ou plus de 500 ans de salaires d'un lauréat d'université; soit 900 ans de salaires d’un journaliste de la presse et d’une radio privée. Ces sommes astronomiques représentent le manque à gagner du peuple. C'est de l'argent qui manque pour acheter les médicaments du sida, l'argent qui manque pour construire les sources d'eau, des écoles, les universités dans les régions, des semences sélectionnées, etc....

Ces voleurs du peuple sont arrogants. Ils n'hésitent pas à exhiber leurs butins de guerre car ils sont en guerre contre le peuple. Certains vont jusqu'à singer les occidentaux en  buvant du champagne pour montrer la richesse. Un ami me disait qu'ils boivent le champagne à la bouteille. Quelle arrogance, quelle inconscience, méconnaissance et quelle immoralité!

Les gens meurent de faim, les mendiants ont beaucoup augmenté dans la plus part des Etats du tiers monde, les enfants abandonnés aussi, les malades sont emprisonnés dans les hôpitaux faute de pouvoir payer les soins médicaux et les frais d'hospitalisation, les injustices sont pratiquée par les plus richesses, les règlements de comptes. Les arrogants, assassins du peuple car il y a plusieurs formes d'assassinats, sont insensibles à cette misère. L'élite du monde, des fois critique du système, n'est pas à l'abri des mêmes erreurs, du même cynisme. Ce pouvoir actuel a recruté dans cette élite et c'est cette élite qui recueille les miettes et sert sans état d'âme ce pouvoir corrompu dans le cadre de la spoliation du peuple.

 De mon avis, la richesse dans ce monde a été détournée au profit de ceux qui détiennent le pouvoir répressif que politique. Ces gens refusent de partager la richesse. Pire, ils accaparent les fruits de la redistribution de cette richesse qui passent par les impôts et les budgets sociaux. La misère est partagée. Les pauvres sont solidaires car si on ajoute la division, la haine à la misère, la mort devient le dénominateur commun.

Par exemple la classe moyenne au Cameroun qui aspire à la richesse refuse à son tour le partage en estimant qu'elle n'est pas assez riche pour donner. Or, la générosité n'a pas de prix. Face à cette misère, cette classe moyenne devait se mobiliser, mobiliser les fonds d'entraide pour le développement de leurs collines d'origine, de leurs quartiers en initiant des projets pour aider. Or, elle brille par son absence sur ce terrain de solidarité. Certains ont fait un effort mais la cupidité a dépassé les limites car les fonds sont souvent dilapidés et c'est le découragement.

Le peuple ne peut accepter indéfiniment que sa richesse soit accaparée par une petite oligarchie quelque soit la force qui protège cette spoliation. Les prix augmentent, la terre ne produit plus, les fonctionnaires chargés d'aider les paysans à produire sont devenus plus bureaucratiques que jamais, la richesse continue à se créer, elle est créée par ce même petit peuple qui n'en bénéficie pas. L'arrogance de cette richesse spoliée ou l'arrogance de ces riches spoliateurs ne pourra pas résister longtemps au danger de la pauvreté, de la misère, de la famine.

Ce n'est pas parce qu'on va s'exhiber devant le paysan, affamé, lors des campagnes politiques avec ses voitures de luxe que le peuple oublie ses souffrances. La richesse d'un pays se partage et la pauvreté aussi. Si un pays est pauvre, les sacrifices ne sont pas demandés aux pauvres mais aux riches, aux dignitaires du pouvoir, aux patrons des entreprises. C'est une haute trahison le fait de s'accaparer des richesses au vu et au su des ouvriers et d’accaparer des deniers publics alors que le peuple vit dans une misère.  Si le sang versé pour arriver au pouvoir l'a été au nom de cette spoliation, de ce mépris du peuple, les morts sont morts pour rien. Ils ont été sacrifiés pour que les autres soient dans l'opulence méprisable.

Michel Ndoedje

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